Au vu des chiffres alarmants concernant les déficits des budgets de base des communes à l'échelle nationale après les trois premiers trimestres de 2024, soit environ 25 milliards d'euros, ce qui représente un doublement par rapport à l'année précédente, l'association des villes de Basse-Saxe demande une réorganisation des relations financières entre l'État fédéral, l'État fédéré et les communes ainsi qu'une réforme complète du frein à l'endettement avec une règle contraignante favorisant les investissements communaux.
Le président et le vice-président de l'association des villes de Basse-Saxe, le maire Jürgen Krogmann (ville d'Oldenburg) et le maire Frank Klingebiel (ville de Salzgitter), demandent donc une réforme du fédéralisme III axée sur les points suivants
- Interdiction du transfert de tâches : l'État fédéral ne doit plus transférer de tâches au niveau communal.
- Respect strict du principe de connexité.
- Réajustement des relations financières entre la Fédération, les Länder et les communes ainsi que
- d'une réforme du frein à l'endettement :
"Il est impératif de réajuster les relations financières entre la Fédération, les Länder et les communes. L'État fédéral et les Länder doivent renforcer durablement les finances communales sur le plan structurel. Si les communes assument environ 25 pour cent des tâches au niveau national, mais ne reçoivent qu'environ 14 pour cent des recettes fiscales, cela ne peut pas fonctionner à long terme. Nous avons besoin d'une augmentation de la part communale des impôts communautaires et, pour la Basse-Saxe, d'une augmentation de la quote-part de l'association dans la péréquation financière communale".
"Parallèlement, l'État fédéral et le Land doivent enfin cesser de confier sans cesse de nouvelles tâches aux communes ou d'enrichir celles qui existent déjà, sans les financer de manière suffisante", explique le maire Frank Klingebiel (ville de Salzgitter), vice-président de l'association des villes de Basse-Saxe. "Renoncer à soi-même à de nouvelles tâches, règles et normes ainsi qu'à une réforme globale des finances communales dans le but de permettre aux communes de financer leurs tâches actuelles, qui relèvent principalement de l'État, est le mot d'ordre du moment".
"Les marges de manœuvre européennes pour le frein à l'endettement doivent être utilisées et les moyens répartis de manière à ce que tous les niveaux, y compris les Länder et les communes, en profitent", expliquent Krogmann et Klingebiel en conclusion : "Il n'est pas acceptable que le niveau communal s'endette toujours plus alors que l'État fédéral et le Land se vantent de respecter le frein à l'endettement !"