Le mercredi 26 novembre, tous les groupes politiques et le maire Frank Klingebiel ont donc adopté à l'unanimité une résolution dans ce sens lors de la réunion du conseil.
Les responsables des déchets nucléaires à Berlin sont priés d'inclure le puits Konrad dans la procédure de recherche d'un site de stockage définitif et de procéder à une réévaluation globale selon l'état actuel de la science et de la technique. Il est en outre demandé de ne pas tenter d'étendre le projet Konrad sans intégrer la procédure de recherche de sites de stockage définitif et de procéder à une réévaluation. En outre, selon Klingebiel et le Conseil, il ne doit pas y avoir de modifications de l'autorisation d'exploitation, mais un arrêt des préparatifs de Konrad.
En effet, selon l'état actuel de la science et de la technique, le puits Konrad est d'emblée exclu comme site de stockage de déchets nucléaires, car Konrad (une ancienne mine d'extraction) se trouve dans une couche aquifère et est conçu de manière à ne pas pouvoir être récupéré.
En outre, le gouvernement du Land de Basse-Saxe devrait soutenir les demandes adressées au gouvernement fédéral et exiger de ce dernier la réévaluation du site de stockage de Konrad, comme le prévoit l'accord de coalition rouge-vert.
Face au manque de transparence autour des quantités de déchets nucléaires et à la question qui y est liée de savoir où ils doivent être éliminés, le conseil municipal de Salzgitter se voit confirmé dans l'opinion qu'il défend depuis des années, à savoir que Salzgitter est invoquée par le gouvernement fédéral comme la seule option de solution au problème du stockage définitif et qu'il ne fait pas preuve du courage et de la cohérence nécessaires pour un scénario de solution global.
Aujourd'hui déjà, la preuve de la gestion des déchets prévoit la possibilité d'aborder le problème des capacités supplémentaires à stocker seulement après la mise en service du puits Konrad, afin d'éviter une nouvelle procédure d'approbation des plans pour le puits Konrad. Derrière cette démarche se cache l'idée qu'en transférant les compétences à l'Office fédéral pour la gestion des déchets nucléaires, il sera possible de régler une augmentation de capacité sous sa propre responsabilité.
Une telle approche révèle la crainte de devoir abandonner Konrad comme site de stockage définitif en cas de réévaluation et de se retrouver les mains vides en raison de décennies de négligence dans la politique de gestion des déchets nucléaires. Mais elle justifie également les inquiétudes de la population qui craint que, pour des raisons tactiques, les plans ne soient pas mis sur la table au préalable afin d'éviter qu'ils ne soient soumis à un examen dans le cadre d'une nouvelle procédure d'approbation des plans.
Contexte:
L'autorisation en vigueur du ministère de l'environnement de Basse-Saxe pour le stockage de déchets nucléaires faiblement et moyennement radioactifs dans le puits Konrad date déjà de 2002 et porte sur 303.000 mètres cubes.
Le programme national de gestion des déchets radioactifs de l'État fédéral du 11 septembre prévoit d'envisager, après la mise en service du puits de Konrad, une extension des volumes de stockage de 303.000 autorisés à environ 600.000 mètres cubes, afin de pouvoir stocker définitivement à Konrad les déchets récupérés à Asse II et l'uranium appauvri issu de l'enrichissement de l'uranium.